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Le film

Synopsis

C’est un film collectif tourné en pellicule, fabriqué avec et par les opposant·es au projet Cigéo, à Bure et alentours, en Meuse et Haute-Marne. Dans le film plusieurs univers s’opposent, se croisent, se regardent, se mêlent ou s’évitent. Il y a des gens qui vivent sous terre, d’autres en surface ou dans les arbres. On a imaginé ce qui se passerait dans un monde contaminé par le nucléaire. Un film d’anticipation ? Peut-être. Mais aussi un film d’archives où certains lieux qui apparaissent à l’image n’existent plus. C’est un film qui s’est fait en parallèle de la lutte, à ses côtés, à son contact, dans la lenteur de la fabrication collective, entre 2016 et 2020. L’histoire a été écrite à plein, inspirée par ce qui se passait ici. Elle est traversée par nos craintes sur l’avenir, notre colère et notre espoir qu’il y aura toujours du monde pour habiter les zones menacées et lutter contre ces projets morbides.

Fiche Technique

Réalisation :
Pays :
Langue : français
Genre :
Public :
Durée : 41min01
Date : 2020

Licence

Image du film. Des éoliennes dans un champ avec les nuages en fond. Deux personnes portant des combinaisons intégrales marchent.

Autour du film

Les scotcheuses

Les scotcheuses sont les petits objets mécaniques qui servent à couper et scotcher la pellicule pour le montage d’un film. C’est le nom qu’on s’est donné. Nous sommes un collectif de cinéma artisanal. On utilise la caméra Super 8 car c’est un outil qu’on peut facilement s’approprier et transmettre : il permet de comprendre le cinéma. On aime aussi le grain des images de cette caméra conçue pour les films amateurs, les films de famille. Ses images sont chaleureuses. Nous avons fabriqué cinq films depuis le premier ‑ Le Bal des Absent·es ‑ en 2013. Le collectif est un endroit poreux, parfois nous sommes vingt, parfois moins et parfois plus. Certain·es d’entre nous ont une expérience plus ancienne dans la fabrication de films et d’autres ont plein d’autres connaissances. On apprend les un·es des autres. Malgré les difficultés, on essaye de faire un cinéma horizontal et partagé, où les hiérarchies et les divisions du travail seraient toujours remises en question et où le savoir circulerait librement. On se réapproprie des outils pour ne pas les laisser aux mains de l’ennemi. Parce que si on a pleins d’outils et qu’on sait tou·tes les utiliser, alors on sera plus fort·es. Plus fortes avec nos faiblesses. Plus fort·es dans les failles et les interstices d’un monde qui vacille. Chaque rencontre, chaque brèche est comme une petite allumette pour ne plus fermer l’objectif. Pour poser nos regards aux endroits de lutte, de vie.

Complément

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